Pourquoi je donne 1% de mon CA pour la biodiversité

Je n’ai jamais saisi l’occasion d’expliquer mon engagement pour les causes environnementales…en Turquie comme en France . Cela se traduit concrètement par mon adhésion a l’ONG 1% pour la planète   (www.youtube.com/watch?v=8r587WPS63A) .

Lorsque l’on considère la gravité de la crise environnementale, il est facile d’avoir un sentiment accablant d’impuissance. Il va sans dire que la solution ne se résume pas à remplacer une ampoule incandescente par une ampoule fluorescente compacte ou acheter bio au Monop du coin…. 1 % Pour La Planète permet aux entreprises de jouer un rôle de premier plan en faisant preuve de responsabilité environnementale et en donnant l’exemple au reste du milieu des affaires. Ces entreprises englobent la notion que la durabilité de l’environnement est essentielle à la durabilité du commerce.

Comme les défis environnementaux que nous confrontons sont énormes, le besoin pour le milieu des affaires de montrer le chemin est absolument nécessaire. 1 % Pour La Planète offre aux entreprises un moyen simple, tangible et proactif de faire partie de la solution.

Un texte fort et poignant de Gérard CHAROLLOIS exprime parfaitement pourquoi j’ai décidé de m’engager…

L’homme contemporain contemple la nature à travers son écran de télévision et subrepticement lors de quelques séjours de vacances de manière fugace.
Il ignore en fait ce que sont la faune, la flore et les milieux naturels, ne les aimant que sous formes de beaux paysages et de spécimens pittoresques, les redoutant dès qu’il est confronté à un univers non artificialisé.
Quand l’homme paraît sur un territoire, il tue, exploite, détruit systématiquement ( selon l’UICN, le rythme d’extinction des espèces animales et végétales est mille fois plus rapide qu’en temps normal : nous sommes officiellement rentrés dans la 6eme extinction massive des espèces; la 5eme étaient les dinosaures il y a 65 M d’années !)
Périodiquement, les gouvernants, rendant l’hommage du vice à la vertu, célèbrent la biodiversité, claironnant qu’ils vont adopter une charte, une loi, un décret, un traité protégeant le vivant qui « brûle, pendant que nous regardons ailleurs ».
Un principe généreux est-il affirmé, une règle sage  posée, une volonté affichée : aussitôt des dérogations vident la proclamation vertueuse de sa portée pratique.
Les aménageurs du territoire perdurent à grignoter inexorablement l’espace au nom de la croissance, du développement, de l’emploi, du désenclavement ( un département français est perdu pour l’agriculture tous les 7 ans via la bétonisation des terres)Ne dérogeant pas à l’usage, les pouvoirs publics proposent un nouveau projet de loi relatif à la biodiversité, avec création d’une agence, d’organes consultatifs et faisant disparaître du vocabulaire règlementaire Français l’absurde notion d’animal « nuisible ». Saluons l’intention et le progrès sémantique.
Mais, pour les animaux sauvages rien ne change, du moins dans l’immédiat.
Les mêmes espèces seront seulement qualifiées autrement, n’en subissant pas moins les mêmes outrages. C’est que, pour l’arriéré, le renard a la rage, la buse mange des poules, les becs crochus préemptent le « gibier », la belette boit le sang de ses victimes, la chouette porte malheur, le blaireau transmet la tuberculose aux bovins, le loup fait baisser le cours de la viande de mouton, le bouquetin propage la brucellose, le vautour attaque les vaches et la nature ne mérite que  le fusil, le piège, les pesticides, les OGM ou la débroussailleuse.
Je qualifie d’arriéré intellectuel et moral celui qui par son ignorance et sa cupidité torture la vie. Bien sûr, nul ne partage ces billevesées dans les ministères et au parlement, mais vous savez, l’animal politique cherche à plaire aux arriérés : c’est aussi à cela qu’on le reconnaît et le méprise.

Voilà pourquoi les grandes lois  en faveur de la biodiversité demeurent de nobles pétitions de principes sans réelle portée, sans limiter le grand massacre de la nature.

Quant aux écologistes politiques de profession, ils s’abîment dans des considérations totalement étrangères à l’écologie, sur des positions leur épargnant d’ailleurs le risque de plaire aux cons, tout en  leur retirant, par leurs silences sur l’essentiel, toute chance d’être originaux et utiles.
Souvent à contre-courant de l’opinion publique (ce qui les honorent, par ailleurs), ils font les choix masochistes les condamnant à des scores électoraux bien inférieurs à ce qu’ils obtiendraient s’ils exigeaient des mesures contre la chasse, la corrida et en faveur de la qualité de la vie.
Car, la spécificité de l’écologie est ce qu’ils taisent : la protection de la nature, la mutation du rapport à l’animal non-humain. En politique, présentement, la nature n’a pas de défenseur.
Le thème est absent des débats. Notre vocation est de rompre ce silence et de rappeler que la question de la sauvegarde du vivant dans sa diversité, d’une part, le refus de la violence contre les êtres sensibles, d’autre part, est fondamentale.
Je m’amuse de constater que le seul fait de poser cette problématique nous range, pour les esprits formatés, parmi les extrémistes !
Pour nous, tuer un balbuzard, un lynx ou un ours pyrénéen, un pygargue, un aigle de BONNELLI est un crime contre la biodiversité puisque ces espèces sont en phase d’extinction du fait de l’homme. Pour nous, tuer un étourneau, une grive, un blaireau ou même abattre un arbre est un crime contre le vivant, car ce sont, comme nous, des êtres sensibles capables de souffrir.

Si vous tenez a aller plus loin dans cette démarche, achetez ma  »bible » : Un Business Responsable : Les leçons tirées des 40 ans d’expérience de Patagonia  par Yvon Chouinard & Vincent Stanley.

http://www.videos-streaming.eu/Terra.htm

TERRA: documentaire de YAB pour mieux comprendre:   http://www.videos-streaming.eu/Terra.htm

 

 

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