Exporter à l’international (pas slmt en Turquie): une nécessité !

Nos PME ne sont pas assez présentes à l’international. Pourtant, il n’y a jamais eu autant de moyens mobilisés par les institutionnels ( Ubifrance et CCI française en Turquie) pour prospecter à l’export et casser les freins qui expliquent en partie notre retard en la matière. Une opportunité qu’il conviendrait pourtant de saisir au plus vite, car dans  le contexte économique actuel de récession, c’est sur les marchés extérieurs que se trouvent les niches de croissance.

Toutes les études le démontrent, les entreprises qui se développent à l’international, ont une croissance deux fois plus importante, une rentabilité supérieure d’un point et se montrent plus innovantes et compétitives par un effet de stimulation au contact de leurs consoeurs internationales.

Un constat qui devrait encourager nos entreprises à se montrer plus entreprenantes à l’export, mais dans la réalité elles ne sont que 100 000 à franchir nos frontières quand on en compte 300 000 en Allemagne.

Un booster pour l’entreprise

Dans un contexte économique difficile et imprévisible, une démarche industrielle tournée vers l’international peut pourtant permettre aux entreprises de diversifier leurs risques et de trouver un second souffle. C’est notamment l’occasion de mobiliser les énergies autour d’un projet porteur et fédérateur.

C’est aussi pour bon nombre d’entre-elles une question de survie. Si elles ne vont pas chercher la clientèle à l’international, elles ne sont pas assurées de pouvoir continuer à exister. Mais encore faut-il bien anticiper son ouverture et éviter le « copier-coller » de son business model sur les marchés extérieurs, car cela ne marche pas. L’entreprise doit être à l’écoute de son nouveau marché, bien en comprendre les attentes et les spécificités afin de proposer une réponse adaptée aux besoins des consommateurs locaux.

Savoir choisir ses partenaires

Pour bien comprendre cette demande,  elle ne doit pas hésiter à s’entourer des conseils de spécialistes publics ou privés (OSCI) ayant fait leurs preuves, à l’image des différents organismes de  l’Equipe de France de l’Export ( Ubifrance et CCI française en Turquie), qui l’accompagneront à chacune des étapes de son implantation sur ce nouveau marché. Il faut savoir s’entourer des bons partenaires, à commencer par son partenaire bancaire, indispensable pour mener à bien ce type d’opération.

L’enthousiasme aussi débordant soit-il, ne suffit pas pour réussir. L’argent est le nerf de la guerre pour financer ses investissements, son fonds de roulement, ses assurances prospection, ou la mobilisation des créances sur l’étranger… Toutes choses assez classiques, mais qui doivent être réalisées avec efficacité. Quand on va à l’international on est confronté à des problématiques que le partenaire bancaire peut résoudre ou sur lesquelles il peut vous faire gagner du temps. Enfin, il faut garder présent à l’esprit que l’international demande un engagement sur le long terme pour donner pleinement toute sa mesure.

Miser sur l’innovation

Trop dépendant de certains secteurs d’activité, notre pays doit diversifier son offre en misant sur l’innovation pour se démarquer de ses concurrents. D’autant que nous disposons d’atouts indéniables : des chercheurs d’excellent niveau, une école de mathématiques réputée dans le monde entier, des savoir-faire appréciés dans des filières stratégiques comme l’énergie, l’aéronautique et l’aérospatiale, le traitement de l’eau ou l’agroalimentaire, qui constituent autant de réponses à des demandes mondiales fortes.

Nos entreprises qui ont la chance de bénéficier du Crédit d’Impôt Recherche le plus incitatif d’Europe, doivent saisir pleinement ce formidable levier de croissance. Et en ce domaine comme en d’autres, jouer davantage la carte de la solidarité entre grandes et petites entreprises, entre entreprises et banquiers pour « chasser en meute » et développer un écosystème et un esprit collectif qui constituent une grande force sur les marchés internationaux, comme nous le montrent si bien nos partenaires allemands ou italiens.

Le moyen aussi de favoriser l’émergence des ETI qui représentent 33 % des exportations. Ces entreprises à 75 % patrimoniales, font la force de notre voisin allemand car elles maitrisent leurs investissements stratégiques à long terme, sont moins endettées, consacrent davantage d’efforts à la formation professionnelle, connaissent moins de turn-over avec de surcroît un ancrage territorial très fort.

 

 

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