Recherche dirigeants optimistes…

En discutant avec un dirigeant membre de la Chambre de Commerce Française en Turquie    (CCIFT)  et une amie d’ERAI ( Entreprise Rhône Alpes International),  nous sommes arrives a la même conclusion: Pour ceux qui doivent faire tenir le cap au navire, fabriquer de l’optimisme  et tenir les acteurs dans l’espérance de lendemains meilleurs demeure au cœur de tout processus de mobilisation collective. Voici un bel article qui illustre cette méthode Coué…

Oui, l’optimisme du leader représente pour toute organisation humaine un vrai capital d’enthousiasme, de motivation et d’énergie ; un capital à protéger certes, mais aussi à faire fructifier. Ce que l’on recherche en période de changement, ce sont non seulement des hommes et des femmes optimistes par tempérament, mais surtout des hommes et des femmes capables d’instaurer avec les autres un mode de relation orienté sur une dynamique optimiste et positive. Le savoir-être rejoint ici le savoir-faire, à travers la mise en application de principes de comportements générateurs d’inspiration, d’énergie et d’enthousiasme.

La situation politique, économique et sociale actuelle génère beaucoup d’anxiété dans la vie d’un grand nombre de personnes en France comme en Turquie. Accélération du monde et changements divers, perte des repères anciens et de la visibilité sur le futur, crainte de l’obsolescence des compétences et de la disqualification professionnelle, peur de l’imprévisible sous toutes ses formes, tels sont les ingrédients du doute et de la perte de confiance en soi et en la société, terrain d’élection du pessimisme collectif.

Face à cela, insérés dans un monde qui exige d’eux toujours plus de performance, qu’attendons-nous de ceux qui nous dirigent ? Sans doute trois choses assez simples en fait, mais dont le point commun sera toujours de nourrir la dynamique optimiste, que ce soit celle des individus ou des équipes.

Trois attentes vis-à-vis des dirigeants

  1.  En période d’incertitude, la première attente des employés concerne probablement la fourniture régulière par leurs dirigeants de preuves de sens, à savoir une émulsion subtile mêlant le rappel de la direction du changement (objectif, but, ligne de mire), l’utilité de ce qui leur est demandé (contribution) et la place occupée par eux, en tant que personnes, dans ce processus (reconnaissance).
  2.  La deuxième attente est aussi celle de marques de réassurance, que cette dernière porte sur la compétence du dirigeant lui-même ou sur la confiance qu’il ou elle met dans sa propre action et celle de ses troupes ainsi que dans leur capacité à affronter les ruptures et remises en question du moment.
  3.  La troisième attente enfin, est celle d’un climat réellement adapté aux périodes de mutation et de réforme, climat que l’on pourrait qualifier d’optimisme convivial et tonique. Face aux tensions nées des enjeux du changement et d’une conjoncture souvent marquée par la raréfaction des moyens et des ressources (financières, matérielles, humaines…), l’atmosphère entretenue par le dirigeant doit en effet permettre à son équipe d’affronter les difficultés sans risquer le doute ou le désespoir.

Donc l’optimisme est un facteur de réussite si puissant, en particulier dans les périodes de changement, c’est essentiellement parce qu’il crée les conditions individuelles et collectives de la persévérance. Un dirigeant optimiste est donc, dans tous les cas de figures, un dirigeant qui accorde (et s’accorde) le droit à l’erreur, dès lors que cette erreur peut-être analysée et représenter une source d’apprentissage. Un dirigeant optimiste est aussi celui ou celle qui donne à ceux qui l’entourent la permission d’innover, de faire bouger les lignes.

« Le succès », disait Winston Churchill, « c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme »…

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